> Evolution du cadre de vie
Evolution du cadre de vie
ou comment voir la vie en vert !
La commune a obtenu une « 1ère Fleur » au concours national des Villes et Villages Fleuris. Ce concours a pour vocation de promouvoir et d’encourager toute action en faveur du développement des espaces verts et de l’amélioration du cadre de vie au sein des agglomérations. Il consiste à attribuer une série de Fleurs (de 1 à 4). En fonction de la note obtenue, ces Fleurs sont apposées sur un panneau que l’on peut voir, par exemple, aux entrées de Grésy-sur-Aix. La note globale prend en compte différents critères. Le fleurissement n’en représente que 30%. La participation des habitants au travers de notre concours annuel des maisons fleuries est d’ailleurs prise en compte. Plus que l’aspect purement floral, c’est véritablement le cadre de vie urbain qui constitue l’élément clé du concours. Uniformité du mobilier urbain, gestion de tous les déchets (tri sélectif), propreté générale de la commune, qualité de la voirie, maîtrise de l’implantation des panneaux publicitaires au bord des routes… Ces éléments sont décisifs dans le jugement final et la notation. L’obtention de cette fleur récompense les habitants et les élus pour leurs efforts. Elle permet aussi à la commune d’être en adéquation avec de nombreux principes de développement durable. Cela a notamment amené l’équipe des Espaces Verts à repenser sa manière de travailler et cela a maintenant un impact visuel sur chacun d’entre nous.
En quoi l’obtention de la première Fleur transforme t-elle la gestion de nos espaces verts ?
Fleurissement différent : Le terme de feurissement a été remplacé par le terme de « végétalisation ». Les plantes choisies sont plus résistantes aux intempéries, moins exigeantes en eau, mieux adaptées au réchauffement climatique et aux variations du temps. On utilise donc principalement des espèces vivaces, gauras, graminées, rudbeckias et heuchéres. Cela se fait au détriment des géraniums (qui ne représentent plus que 5% des plantes présentes sur la commune) et des bégonias. La commune a fait le choix de ne plus planter d’arbres d’alignement de type unique afn de limiter les déchets de même nature et l’envahissement d’insectes nuisibles.

Utilisation des plantes à feuillage : Ces espèces ont un volume plus important par pied. Il est donc possible d’en planter et d’en entretenir moins. De plus, cela ne demande pas de travail de défleurissement. Cela représente donc un gain de temps et d’argent non négligeable.
Implantation de végétaux locaux : Il s’agit ici de respecter la végétation naturelle, spontanée et de chercher à la développer. Chênes, frênes, acacias et fruitiers trouvent donc pleinement leur place dans notre commune. En revanche on ne plantera plus de palmiers ou d’oliviers.
Réduction drastique des herbicides et pesticides : Le service des espaces verts a déjà réduit de 70% l’utilisation de désherbants. Ces derniers ne sont plus utilisés que ponctuellement, pour répondre à des problèmes esthétiques ou de sécurité, et plus jamais sous forme de pulvérisations « généreuses ». L’herbe repousse donc naturellement sur les bas cotés ce qui implique un fauchage plus fréquent. En contrepartie la faune et la flore locale sont sauvegardées. Plus aucun pesticide n’est utilisé sur les massifs. Cela donne lieu au développement de quelques nuisibles (pucerons par exemple) qui est compensé par la prolifération d’auxiliaires (comme les coccinelles). A l’horizon 2010, la volonté de la commune est de ne plus utiliser d’insecticides dans les serres et de combattre les nuisibles par un système de lutte biologique intégrée.
Emploi raisonné des engrais : Les engrais organiques tels que déchets de poissons, guano, compost sont employés en priorité au détriment des engrais chimiques. Tous les résidus végétaux, compost de feuilles et résidus de broyage des végétaux, sont recyclés et réutilisés. En plus de sa fonction esthétique, le paillage du sol avec ces résidus permet de diminuer l’arrosage, le désherbage et de fertiliser le sol par décomposition naturelle.
Gestion optimisée de l’eau : L’utilisation de matériel moderne comme l’automatisation des arrosages (tard le soir durant l’été et tôt le matin à l'automne) est véritablemant plus efficace et économe en eau.

Conséquences et conclusions
L’ensemble de ces transformations a des conséquences pratiques notamment en terme de répartition du temps. Le désherbage à la main et le fauchage demandent en effet plus d’heures de travail compensées par le temps gagné sur le fleurissement et l’arrosage. Les travaux à réaliser évoluent également. Ils sont maintenant davantage basés sur l’observation et l’adaptation. On retrouve progressivement le bon sens développé par nos anciens dans leurs champs ou leur potager! C’est un cycle de vie naturel qui se met en place mais qui nécessite un savoir-faire technique spécifque à acquérir et des habitudes à faire évoluer. Nous devons porter un autre regard sur nos espaces verts, qui seront à l’avenir infuencés par des principes d’environnement et de développement durable. Auparavant une partie de leur aménagement se faisait sans tenir compte de ces éléments, avec un arrosage intensif à grand renfort de fertilisants et de désherbants chimiques. Le choix de plantes plus ou moins exotiques de par leurs variétés et les couleurs disponibles était un plaisir avant tout visuel. Or notre responsabilité est engagée dans la défense de l’environnement ; celui-ci doit primer sans négliger pour autant l’esthétique. L’exemple le plus concret de cette nouvelle approche est donné au carrefour d’Antoger. L’équipe Espaces Verts a développé une zone arborée et paysagée avec arbres, arbustes, vivaces et graminées, le tout dans un environnement de pierres afin de minimiser les coûts d’implantation et d’entretien. Les contraintes budgétaires actuelles nous obligent à nous y adapter à moindre coût. Il s’agit d’un engagement civique loin de toute superficialité dont l’intérêt profite à tous. Nous pourrons ainsi continuer à améliorer notre cadre de vie tout en respectant la nature locale !

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